Pour aller plus loin, il faut ralentir (les voitures)

Orléans à son tour entre dans la danse de l’urbanisme tactique et quitte le gruppetto pour tenter de rejoindre l’échappée belle des villes cyclables. Marie Guibal, journaliste à la République du Centre, détaille ici les aménagements à venir. L’emblématique pont George V va (enfin) se doter d’une voie cyclable malgré les jérémiades d’une partie de l’opposition municipale. Cette même opposition au travers de son programme électoral appelait de ses voeux à un VRAI réseau cyclable continu. Bref, ne perdons pas de temps avec eux et continuons notre réflexion.

Ambiance entre élus

QUELS SONT LES FREINS AU DEVELOPPEMENT DU VELO A ORLEANS ?

Les résultats au questionnaire de la FUB en 2019 sont une bonne source d’information. Le sentiment d’insécurité est le principal grief fait à la ville d’Orléans. Ce point faible est identique dans toutes les villes de la métropole.

COMMENT Y REMEDIER ?

Sur les grands axes comme les mails et les faubourgs, une séparation physique des flux est indispensable. Une simple bande de peinture ne protège aucunement contre un véhicule qui se déporte sur une voie cyclable volontairement ou non. Sur ces grands axes limités à 50kmh, la séparation physique renforcera le sentiment de sécurité du cycliste urbain.

Séparation insuffisante
Séparation idéale

En dehors des axes principaux, la séparation physique des flux n’est pas possible techniquement. La meilleure option est de réduire la vitesse! Passer toutes les rues secondaires à 30kmh est facile à mettre en oeuvre et ne nécessite pas un investissement conséquent. D’ailleurs, la réduction de vitesse est une arme à large spectre qui bénéficie à la fois aux cyclistes, aux piétons et surtout aux riverains qui vont voir sensiblement baisser les nuisances liées à la voiture. Par ailleurs, cela n’ a aucune conséquence sur le temps de trajet des automobilistes dont la vitesse de déplacement est de 16kmh en ville et dont le trajet moyen fait 3 kilomètres.

QUELLE ZONE DE TEST ?

Le quartier Dunois – Madeleine pourrait servir de test car il possède des axes structurants qui resteraient à 50 kmh (les faubourgs) mais surtout une large majorité de petites rues desservant les zones d’habitation. Par ailleurs, le quartier Dunois est une alternance de zones 30 puis de zones 50. Personne n’y comprend rien! Autant passer tout le quartier à 30 kmh.

COMMENT FAIRE RESPECTER LA LIMITATION DE VITESSE ?

Il serait utopique de croire que naturellement les automobilistes vont respecter le 30kmh… Il est également impossible de mettre un policier à chaque carrefour. La seule solution serait l’installation de contraintes physique imposant un ralentissement sous peine de ne pouvoir manoeuvrer convenablement son véhicule. Les ralentisseurs sont bien trop lourds à installer, en revanche, la pose d’écluse et de chicanes avec des plots en plastique est possible à moindre coût.

3 commentaires sur “Pour aller plus loin, il faut ralentir (les voitures)

Ajouter un commentaire

  1. Actuellement dans le centre-ville de la cité johannique, le 30km/h est une théorie belle (par charité, rien ne sera dit sur le stationnement).

    Dommage de ne pas avoir intégré le touitte de Montpellier où l’on voit des petiots sur un vélo, heureux d’un espace et d’une place soudain retrouvés.

    JPB

    J'aime

  2. Comme j’ai pu le dire sur les blogs de Jeanne et Janpeire, il est dommage que ce soit le contexte d’urgence sanitaire qui guide des aménagements cyclistes temporaires, alors même que nous, les ayatollahs du vélo du quotidien, émettons des propositions depuis des années, pratiquons depuis des années les axes plus ou moins cyclables de notre métropole, au prix bien trop souvent de grands dangers et de comportements hostiles qui en décourageraient plus d’un.
    Alors bien sûr, je me réjouis de voir les aménagements annoncés (quoi que, les pinces roues… sérieusement ??? 🙂 ), mais il est regrettable de voir une forme d’opportunisme guider ces transformations et non pas des convictions profondes et durables en faveur d’une autre manière de se déplacer, de consommer, et plus globalement, d’habiter et vivre. De voir que « ce qu’on aurait pensé faire en 1 ou 2 ans, on va le faire en 3 semaines ».
    Enfin, comme vous le dites, des aménagements sans moyens de coercition sont vains, aussi vain que d’espérer une auto-régulation et un civisme généralisé, qu’il s’agisse tout autant des pilotes des autos, des scooters, des trottinettes ou des vélos.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :